Un état, non un sommeil
Milton Erickson, psychiatre américain, a révolutionné l'hypnose en la rendant permissive et respectueuse. Il n'utilisait ni l'autorité ni la suggestion directe, mais la métaphore, le conte, l'histoire — un langage qui parle à l'inconscient sans forcer le conscient.
En transe hypnotique, vous restez pleinement présente : vous entendez, vous sentez, vous gardez le contrôle. Rien ne se passe que vous n'autorisez. C'est un état de disponibilité accrue, où le psychisme devient plus souple, plus créatif, plus capable de se réorganiser.
Le langage du symbole
L'inconscient ne raisonne pas en concepts mais en images, en sensations, en récits. L'hypnose ericksonienne parle sa langue : elle propose des métaphores qui s'adressent directement à la part de vous qui sait déjà ce dont vous avez besoin, sans que le mental puisse tout expliquer.
Une femme qui ne parvient pas à partir peut entendre, en transe, l'histoire d'un arbre qui a grandi trop près d'un mur — et comprendre, sans qu'on le lui dise, ce qu'elle doit faire. Le symbole fait le travail ; la conscience n'a qu'à accueillir.
Pour qui, pour quoi
L'hypnose ericksonienne accompagne les angoisses, les blocages, les deuils, les traumatismes enfouis, les changements de vie, les douleurs chroniques, les troubles du sommeil, les peurs qui résistent à l'analyse. Elle est particulièrement précieuse là où la parole explicite s'épuise.
Elle ne remplace pas le travail analytique : elle le prolonge et l'ouvre. Certaines séances seront de parole, d'autres de transe — selon ce qui, ce jour-là, demande à être entendu.
L'hypnose ericksonienne ne vous impose rien. Elle vous rend accès à ce que vous portiez déjà en vous — sans le savoir.
